Deux couples de platanes à Verdun, Meuse

Commencée en ville haute entre citadelle et cathédrale, notre balade arboricole verdunoise (à retrouver par ici) se poursuit naturellement en basse ville dans le quartier d’Anthouard entre la Meuse et le canal Sainte Vanne.

Platanes Place St Nicolas Verdun, Meuse Yannick Morhan (12)

Deux couples de platanes y ont attiré mon attention, le premier situé place Saint Nicolas est constitué d’arbres aux houppiers largement étalés avec un minimum de 25 m d’envergure,et jusqu’à 30 m au plus large pour l’un!

Platanes Place St Nicolas Verdun, Meuse Yannick Morhan (6)Platanes Place St Nicolas Verdun, Meuse Yannick Morhan (10)

Un port aussi ample est relativement rare en milieu urbain, où les platanes sont le plus souvent au garde à vous pour former une haie d’honneur aux camions!

Platanes Place St Nicolas Verdun, Meuse Yannick Morhan (3)On ne peut donc que saluer la volonté de conserver ces sujets en forme semi libre.

Bien que de silhouettes quasiment identiques ce ne sont pas de vrais jumeaux, le sujet situé à l’est de la place, le plus ample, a un tronc boursouflé de 5.97 m de tour à 1.30 m (5.02 m à 0.30 m), ses branches plutôt horizontales sont assez massives.

Platanes Place St Nicolas Verdun, Meuse Yannick Morhan (2)L’autre sujet a un tronc plus régulier de 5.10 m de tour à 1.30 m, plus court que celui de son confrère.

L’ensemble de ses branches maîtresses part à l’oblique, exactement du même niveau, comme s’il avait été étêté il y a bien longtemps.

Ses racines commencent à pousser la bordure de ciment…

Il est à noter qu’il n’y a pas que les passants et les propriétaires de véhicules qui apprécient ces arbres, en effet une bande de corneilles en a fait sa maternité, la proximité de l’hôpital n’y est peut-être pas étrangère!!!

Le second couple se trouve non loin de là, dans le parc du Pré l’Évêque. Ces Platanus poussent presque les racines dans l’eau, sur un barrage destiné à maintenir le niveau de la Meuse, qui est ici canalisée (canal de l’Est).

Platanes de Pré l'Evêque, Verdun Meuse Yannick Morhan (8)Platanes de Pré l'Evêque, Verdun Meuse Yannick Morhan (1)Ce ne sont pas des géants, le plus petit ne mesurant que 3.00 m  de circonférence et le plus gros 4.52 m, toutefois le port asymétrique de ce dernier le rend original.

On a l’impression qu’il a poussé à l’ombre de son voisin, qui logiquement devrait être plus gros, ce qui n’est pas ou plus le cas.

A la vue de sa cime dépérissante, on peut imaginer qu’après un stress quelconque, il a perdu de sa vigueur réduisant d’autant sa cime, et que profitant de plus de lumière le « courbé » en a profité pour reprendre le dessus et combler son retard de croissance.

Le rapport de domination s’est inversé…

Platanes de Pré l'Evêque, Verdun Meuse Yannick Morhan (4)

Bien qu’asymétrique, la ramure dégage beaucoup de puissance, on espère simplement que le système racinaire reste sain, car un tel port à faux n’autorise aucune faiblesse!

Platanes de Pré l'Evêque, Verdun Meuse Yannick Morhan (2)Platanes de Pré l'Evêque, Verdun Meuse Yannick Morhan (3)

Le lieu est le rendez-vous « des adolescents romantiques » du quartier, qui viennent scarifier l’écorce des troncs, et c’est aussi un lieu de promenade pour tout les Verdunois, qui profitent du parcours autour de l’étang du Pré l’Evêque et des bords de la Meuse…

Sophora promenade de la digue Verdun Meuse Yannick MorhanPlatane parc Japiot Verdun MeuseCette balade arboricole peut être prolongée plus en aval et sur l’autre rive par un passage par la promenade de la digue, ombragée par un bel ensemble de jeunes sophoras, puis au parc Japiot avec notamment un  séquoia géant nain (étêté) et un bel alignement de platanes sur les quais…

 

 

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3 réflexions au sujet de « Deux couples de platanes à Verdun, Meuse »

  1. ces couples de platanes me font penser à un duo Gardois surnommé Marquis et Marquise, qui marque l’entrée d’un petit hameau (ancien relais de poste certainement) en lisière nord de la garrigue Nîmoise. J’étais allé leur rentre visite, suite aux indications de Yves Maccagno, mais difficilement car la semaine la route est empruntée par les camions fous d’une carrière et le week end ce sont des chasseurs non moins fous qui hantent les lieux. Faut que j’y retourne à l’entrée du printemps. Pour la petite histoire ils auraient été plantés sous Louis XVI (heureusement on ne leur a pas coupé la tête à eux aussi !)

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