L’if du cimetière de Soudan (Deux-Sèvres)

If_Soudan_ 01 © YanickSi l’if funéraire est courant en Normandie, il se fait bien plus rare dans le reste de la France. Et même si l’on peut en rencontrer parfois en Poitou-Charentes, je ne m’attendais pas a en trouver un si remarquable dans un cimetière des Deux-Sèvres.

Après plus de dix ans de chasse aux trésors arboricoles, j’avais même un peu fini par l’oublier. Les premières photos datent de mai 2006. A l’époque son tronc était couvert de jeunes rameaux et la prise de mesure n’était pas évidente. Le hasard faisant bien les choses, deux événements le rappelleront à mon souvenir. Ce fut d’abord la mise à jour de l’ inventaire des arbres remarquables du département qui le fit ressurgir de mes archives, puis la rencontre de Mr Proust maire de Soudan lors d’une soirée projection du film Au rythme du bocage. J’en profitais donc pour lui exprimer mon admiration pour ce trésor communal et lui demander s’il lui serait possible de le faire « ébarber » afin de le rendre plus accessible et de le mettre en valeur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAIf_Soudan_ 03 © Yanick

Je remercie donc Mr Didier Proust d’avoir été sensible à ma requête. L’if découvre maintenant un tronc magnifique de 4,86 mètres de circonférence à 1,30 m. Sa hauteur et son envergure sont de 14 mètres.

  If_Soudan_ 06 © Yanick

Cela fait vraiment plaisir de voir le soin apporter à cet arbre qui vieille sur le repos de ces tombes. Il mérite bien la comparaison avec ses homologues Normands.

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8 réflexions au sujet de « L’if du cimetière de Soudan (Deux-Sèvres) »

  1. C’est vrai qu’avec la série des ifs normands on avait perdu nos repères avec les Taxus. C’est un peu comme si on comparait nos séquoias avec ceux de Californie !

    Cet if poitevin est surprenant et de très belles dimensions (je n’en ai jamais trouvé atteignant les 3m de tour par chez moi…).

    Le port de la mini-jupe lui va bien, mais le problème avec l’épilation c’est que ça fini par repousser !!!

  2. Je ne saurai écrire le bon terme, je pensais à ébroussiner, mais après recherche, ça ne colle pas.

    – – –
    Serait-il possible d’envisager que l’arbre est issu de la réunion de plusieurs brins d’une même souche ou de tiges ayant évolués côte à côte ?

    Je remarque ceci, car je dois avouer que c’est devenu un de mes grands sujets d’observation, mais qui reste assez compliqué et nécessite souvent d’anciennes photos ou des études sur souches quand abattage il y a.

  3. Salut Sisley,
    Difficile à dire, je ne me suis même pas posé la question, mais si c’est le cas tout s’est bien soudé et ne laisse rien deviner de tel. Il est vrai que sur cette essence en particulier il peut toujours y avoir un doute, ce qui expliquerait que de nombreux soient creux.
    De récentes recherches sur les baobabs confirmeraient aussi cette hypothèse. Pour eux la partie creuse servirait alors de réservoir à eau. Ce qui causerait leur perte car les éléphant viendraient les creuser pour boire cette eau en période de sécheresse.

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