Les vieux tilleuls de l’Isère : Sully or not Sully ?

Le tilleul est l’arbre emblématique des villages de l’Isère.
Les habitants lui ont toujours réservé une place de choix près des endroits stratégiques : églises, cimetières, chapelles, oratoires, places centrales ou encore en bordure des allées menant aux châteaux.

L’incroyable longévité et la résilience exceptionnelle de cette espèce nous permet d’admirer de nos jours des Tilleuls multicentenaires, véritables monuments végétales et faisant partie intégrante de la vie du village.

Mais l’histoire de ces vieux arbres est souvent confuse. Les faits historiques et les légendes qui leur sont attribués sont bien difficiles à démêler. Dans ce contexte, il est tentant d’attribuer l’étiquette « Tilleul de Sully » au vieux tilleul du village… sans avoir la certitude que le vénérable date de l’époque d’Henri IV 😉

Nous allons tenter dans ce petit article de retrouver les « vrais » Sully et d’écarter les tilleuls imposteurs, en nous appuyant sur trois critères : la circonférence du tronc, la position dans le village et les événements historiques associés.

A quoi ressemble un Tilleul de Sully ?

Un Tilleul de Sully suit certains critères qui devraient permettre de le reconnaitre aisément… en théorie 😉 :
– un arbre de 400 ans, planté au tout début des années 1600, doit présenter des dimensions impressionnantes… mais en tolérant une variabilité assez importante selon les conditions de croissance où il a poussé. Dans la majorité des cas, les tilleuls de Sully ont une circonférence comprise entre 5 et 7m (moyenne de 6,20m mesurée sur 40 tilleuls d’Auvergne, Rhône-Alpes et Bourgogne). En dehors de cette fourchette de mesure, on peut avoir un doute sur l’âge présumé du tilleul. Voici un premier indice intéressant à retenir mais qui ne reste pas fiable à 100%.
– deuxième critère, l’aspect vénérable de l’arbre. Il faut s’imaginer que 4 siècles passés au centre d’un village laisse obligatoirement des marques sur le vieil arbre. Il a forcément été victime d’actes indélicats et subit des catastrophes climatiques (tempêtes, foudre, neige…) dont il garde les traces sur son tronc et dans son architecture.
– autre critère, sa position dans le village. Sully recommandait de les planter dans les endroits « stratégiques » pour favoriser les regroupements de population. On les trouve donc prioritairement à proximité des églises et des cimetières. Dans la réalité, on s’aperçoit que certains Arbres de Sully sont parfois très excentrés du cœur du village (par ex le Frêne de Cros-de-Géorand en Ardèche). Il faut tenir compte également des évolutions dans la structure du village qui peuvent présenter des aspects bien différents de nos jours.
– dernier critère, les faits historiques. Et tout d’abord si la région était bien rattachée au Royaume de France à l’époque d’Henri IV. Un rapide coup d’œil sur Wikipédia 😉 permet de confirmer que le Dauphiné (Isère, Drôme, Htes Alpes) était déjà rattaché au Royaume de France depuis 1349 et sous l’autorité française depuis 1457 (ce qui n’était pas le cas de sa voisine la Savoie qui n’a rejoint la France qu’en 1860, ce qui rend impossible la présence d’arbres de Sully sur son territoire). Signalons également un fait historique qui peut avoir son importance : vers1600, Henri IV désigne le Duc de Lesdiguières gouverneur de Grenoble et de la province du Dauphiné. En fait, Lesdiguières n’était autre qu’un ancien compagnon d’armes du bon roi Henri IV… Dans ce contexte, tout prête à croire que l’ordonnance de Sully fut bien accueillie dans la province !

Le Tilleul de St Aupre, Le Sully isérois par excellence !

Sur ces bonnes bases, recherchons parmi les tilleuls remarquables de l’Isère (30 actuellement recensés) ceux qui peuvent prétendre au titre suprême d’Arbre de Sully. Une sélection plus fine permet de dresser une liste de 15 candidats potentiels classés selon le critère numéro 1, la circonférence du tronc :

Le Tilleul de Réaumont, ou plutôt devrais-je dire, le « célèbre » Tilleul de Réaumont, car il s’agit bien de l’arbre emblématique du département de l’Isère, honoré par le prestigieux label Arbres remarquables de France en 2000.
Sa date de plantation n’est pas connue précisément et elle n’est pas non plus en lien avec un événement historique (connu), mais il est avéré être bien plus vieux qu’un Sully. Son âge serait estimé à 600 ans, ce qui semble tout à fait cohérent avec sa dimension colossale : circonférence à 1,30m de 9,36m en 2017 (9,28m au plus étroit) – Plus d’infos.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul de Réaumont, trop vieux pour être un Sully !

Le Tilleul du Château de Pupetières à Châbons, circonférence 6,12m.
Aucun document ne permet de connaitre précisément sa date de plantation. Sa dimension pourrait correspondre à celle d’un tilleul de Sully mais sa position très éloignée du village et placée devant un château n’est pas conforme aux recommandations de Sully – Plus d’infos.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul du Monastère de Chalais à Voreppe, circonférence 6,08m.
On peut faire les mêmes remarques que pour le tilleul du Château de Pupetières, bien qu’il ait l’aspect (très dégradé) et les dimensions d’un arbre de Sully, sa position devant le monastère n’est pas conforme aux recommandations de Sully.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul de St Aupre, circonférence 6,01m
Positionné près de l’église, au centre du village, ce vénérable tilleul remplit tous les critères de l’Arbre de Sully, sa réputation est tout à fait justifiée. C’est d’ailleurs le Tilleul de Sully « officiel » du département de l’Isère. A noter que ce tilleul est aussi vieux que la célèbre foire aux chèvres de St Aupre qui se déroule chaque année depuis 400 ans (c’est aussi Henri IV qui instaura cette foire aux chèvres le jour de la St Mathieu le 21 septembre 1606) !
Verdict : TILLEUL DE SULLY !

Le Tilleul de Meudenin à Chimilin, circonférence 5,50m
Mêmes remarques que pour les tilleuls de Pupetières et du Chalais, sa position trop excentrée par rapport au village n’est pas conforme aux recommandations de Sully. D’ailleurs, il pourrait être en lien avec l’âge de la Maison forte devant laquelle il se trouve et datée de 1692 (330 ans). Il a été honoré par le prestigieux label Arbres remarquables de France en 2010.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul d’Engins, circonférence 5,46m
Sur les contreforts du Vercors, le minuscule village d’Engins dispose d’une petite église typique de l’art roman du Dauphiné, datée du XIIème siècle. Le vieux tilleul présent à ses côtés pourrait répondre aux critères d’un Arbre de Sully, mais en l’absence totale d’information sur son histoire, il est délicat de lui attribuer avec certitude cette étiquette.
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Les Tilleuls de Notre-Dame-de-Commiers, circonférences 5,40m et 4,90m
Mêmes remarques que pour le village d’Engins, sauf que cette fois ce sont deux vénérables tilleuls qui trônent près de l’église… mais sans aucune certitude concernant leur âge !
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Le Tilleul de St Nizier à St-Martin-d’Uriage, circonférence 5,28m
La commune de St Martin d’Uriage recèle la plus forte concentration en arbres remarquables (25 dont 10 châtaigniers) du bassin grenoblois. Il n’y a donc rien d’étonnant à y trouver un candidat potentiel au titre d’Arbre de Sully. Et effectivement, près de la petite chapelle de St Nizier un vieux tilleul a la réputation d’avoir été planté à l’époque d’Henri IV. Mais cette réputation ne semble pas aussi évidente… En effet, la chapelle n’est pas si vieille, elle a été construite en 1675 pour remplacer l’église de l’ancien prieuré de St Nizier. Pour être un « vrai » Sully, il faudrait que le Tilleul soit déjà présent avant la construction de la chapelle… une présence qui ne va pas être facile à prouver… – Plus d’infos.
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Le Tilleul d’Allevard-les-Bains, circonférence 4,80m (en 2014)
Un joli tilleul bien vigoureux dans le parc thermal, mais d’apparence bien trop jeune pour être potentiellement planté sous le règne d’Henri IV. Sa position dans la station thermale n’a pas non plus de liens avec les recommandations de Sully.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul de l’église de Chonas à La Terrasse, circonférence 4,70m
Tout comme les tilleuls d’Engins et de Notre-Dame de Commiers, il présente tous les critères de l’Arbre de Sully, bien qu’il soit un peu « maigre » pour un tilleul de 400 ans ayant poussé dans la riche vallée du Grésivaudan. Malheureusement, il n’y a aucune information existante sur l’historique de ce tilleul. En revanche, l’église de Chonas a fait l’objet d’une étude détaillée permettant d’apporter des éléments intéressants : une église construite au Moyen-Age (XIIème siècle) sur l’emplacement d’un ancien culte païen dédié à Mercure. Il s’agissait donc d’un site privilégié pour les habitants et qui pourrait bien correspondre au choix d’implantation d’un tilleul de Sully. Comme de nombreuses églises, elle a été remaniée à plusieurs époques, mais chose étonnante, l’église primitive a été construite… avec les matériaux de l’église de St Aupre, dont le tilleul de Sully fait référence dans tout le Dauphiné !!! drôle de coïncidence… ou pas…
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Le Tilleul de St Ange à Varces, circonférence 4,63m
Un tilleul bien connu localement près d’une maison très ancienne, mais… beaucoup trop éloigné du centre du village pour qu’on lui attribue l’étiquette d’Arbre de Sully. Il n’a pas non plus la physionomie du « Tilleul-vieillard », son âge ne doit pas excéder 200-250 ans.
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul de Quaix-en-Chartreuse, circonférence 4,50m
Tout comme les tilleuls d’Engins, de Chonas ou de ND de Commiers, il présente de nombreux critères qui pourrait en faire un Tilleul de Sully, bien qu’il soit un peu maigre. Encore une fois, aucune information sur son histoire et son origine ne permettent d’en savoir plus.
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Le Tilleul d’Optevoz, circonférence 4,49m
Mêmes remarques que pour celui de Quaix en Chartreuse, à la différence qu’il est réputé localement pour être un Tilleul de Sully… une attribution surement un peu trop hative sans preuves officielles. A noter malgré tout que le minuscule village d’Optevoz était sur un itinéraire de passage très fréquenté, un village-étape dès l’époque romaine qui lui donnait une certaine notoriété et aurait pu inciter les habitants à bien suivre l’ordonnance de Sully.
Verdict : PEUT-ETRE UN SULLY !

Le Tilleul de Serre à Panossas, circonférence 4,29m
Sa position dans le centre de ce hameau pourrait correspondre à celle d’un Sully et une pancarte installée à son pied le présente également ainsi, sauf que… cette pancarte précise aussi qu’il a été planté en 1650 ! Trop jeune, il lui manque 50 ans pour être un « vrai » Sully !
Verdict : PAS UN SULLY !

Le Tilleul des Ardillais à Crolles, circonférence 3,66m
Sa position près de la petite église des Ardillais à Crolles est symbolique, mais un panneau à son pied annonce un age estimé à 300 ans… un grand maximum vu son tour de taille assez faible pour un tilleul multicentenaire. De toute évidence, ce n’est pas un arbre de Sully.
Verdict : PAS UN SULLY !


Pour compléter la liste des 15 nominés au titre des Arbres de Sully, il convient de mentionner pour mémoire deux vénérables tilleuls disparus au début des années 2000 :

Le Tilleul de Corbelin à St Martin : un tilleul majestueux bien connu localement et même mentionné dans l’ouvrage de référence de Georges Feterman « Arbres d’exception, les 500 plus beaux arbres de France ». Il a malheureusement pris la foudre en 2005 et a dû être abattu par son propriétaire en 2007. Sa circonférence était estimée à 6,50m… Ce vieux tilleul ne répondait pas aux critères de l’Arbre de Sully.


Le Tilleul de St Martin-le Vinoux : avec le tilleul de St Aupre, il était réputé dans tout le département comme un Tilleul de Sully « officiel » et mentionné à plusieurs reprises sur des sites web. Malgré une forte mobilisation (presse régionale, TV, lettre de l’association ARBRES…), la municipalité a choisi de l’abattre en 2002 en invoquant le principe de sécurité publique. Positionné près du cimetière, ses dimensions n’étaient pas connues, mais d’après quelques photos recueillies avant son abattage son tour de taille devait être compris entre 5 et 6m.

A noter également qu’un autre Tilleul, réputé Arbre de Sully, était signalé dans le village de Cognin-les-Gorges. Malgré une prospection minutieuse, je n’ai pas réussi à retrouver sa trace sur place. Aucun moyen de vérifier l’exactitude de cette information, l’arbre a peut-être été abattu depuis longtemps ?


Bilan :

Parmi tous les vieux tilleuls de l’Isère, seulement deux d’entre eux sont avérés (selon une lointaine tradition orale…) être des Tilleuls de Sully, dont un seul est toujours vivant (l’autre a disparu en 2002). En revanche, 6 autres tilleuls présentent tous les aspects de l’Arbre de Sully mais sans avoir les moyens d’en apporter la preuve officiellement.
Il est étonnant de constater également qu’aucun Orme de Sully ne soit parvenu jusqu’à nous. Le département compte pourtant quelques vieux ormes rescapés de la maladie de la graphiose mais aucun ne sont placés dans une position d’Arbre de Sully dans les villages. Ont-ils tous disparu ? A moins que le tilleul ait été systématiquement préféré à l’orme ?


Carte de localisation des vieux Tilleuls dans le Dauphiné (Isère, Drôme, Htes-Alpes), répartie selon les liens existants avec l’Ordonnance de Sully.
La carte sera mise à jour (juin 2019) régulièrement en fonction des nouvelles découvertes et des informations recueillies.

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15 réflexions sur « Les vieux tilleuls de l’Isère : Sully or not Sully ? »

  1. Pas simple de faire le tri!
    Certains semblent trop jeunes, par contre un aspect délabré laissant supposer un grand âge peut être trompeur. Un beau tilleul subissant de gros dégâts, par le vent par exemple, peut rapidement pourrir, se creuser et prendre une allure de vieillard…

  2. ouah quel bouleau, heu… quel boulot t’ont donné ces tilleuls dits de Sully.
    Superbe enquête !
    (surtout quand on sait que le tilleul n’est pas ta tasse de thé ;-D)

  3. Super article Castor et grande remise en question ! Donc à l’évidence, l’appellation « tilleul de Sully » a souvent été employée un peu hâtivement. Ça risque de faire des déçus, mais tu as tout à fait raison de tirer les choses au clair : -) ça me rapelle certains propriétaires qui pensaient que le séquoia planté dans leur parc avait au moins 600 ans ….ehhhh non ! 150 ans c’est déjà pas mal ; -)

    • Ici ce sont les mûriers de Sully qui foisonnent… va falloir que tu (re)viennes faire le tri !
      Dernièrement on m’a même dit qu’un avait été planté sous François 1er !!! et qu’il était toujours là (pas François 1er, le mûrier 😀 )

      • Salut Pat’ 🙂
        ça fait longtemps que tu n’étais pas passée sur le blog.

        Il ne reste pas beaucoup d’Arbres de Sully en Languedoc. C’est l’Orme qui a été préféré au Tilleul ( à l’exception de celui de Prévenchères en Lozère). Il n’en reste que 3-4 plus ou moins « officiels » en Lozère, Hérault et Aude, mais à ma connaissance aucun dans le Gard, il faudrait avoir la confirmation d’Yves à ce sujet.
        Pour les muriers dit de Sully, j’ai beaucoup de doute qu’ils soient si vieux… J’en ai rencontré deux qui avaient cette étiquette, l’un à St Montan en Ardèche, très bien entretenu par la municipalité et l’autre à Puyvert dans le Vaucluse annoncé Murier de Sully sur la carte topo IGN mais abattu vers 2010 – 2012.
        Pour ceux du Gard, le mystère reste à élucider, si toutefois c’est possible…

        • Concernant les muriers dits de Sully, je suis passé dernièrement à Pierrerue dans l’Hérault pour rendre visite au murier du village labellisé en 2016.
          Une pancarte à son pied précise qu’il a été planté à l’époque d’Henri IV, il y a donc 400 ans, qui avait ordonné à l’époque que chaque commune ait sa pépinière à muriers et une magnanerie pour relancer l’élevage du vers à soie. Sully étant à l’époque ministre de l’agriculture, on peut donc associer ces plantations de muriers à l’initiative du Duc de Sully, mais dont la fonction est bien différente des tilleuls ou orme de Sully plantés près des églises.
          En discutant avec un Papi riverain du murier (circ 3,70m), il m’a assuré, arguments à l’appui, que ce murier avait bien 400 ans. Il a la preuve qu’il était déjà entièrement creux il y a au moins 150 ans puisque ses grands-parents jouaient dedans lorsqu’ils étaient enfants.

          • Tiens ça me fait penser… dernièrement on organisait une visite guidée et théâtralisée d’un patelin du Gard qui s’enorgueillit de posséder un mûrier dit de Sully. Une des visiteuses, qui, comme moi, doutait un peu de la longévité dudit mûrier, m’a dit que son grand-père se prénommait Sully, et que ce prénom était très courant dans nos campagnes et que donc le mûrier de Sully pouvait très bien être planté sur une parcelle appartenant à un prénommé Sully, sans rapport (si ce n’est une homonymie) avec le ministre de Henri IV.
            Peut-être pas aussi bête que ça comme argumentation !
            L’éducation des vers à soie était très florissante au 18e -19e siècle dans nos contrées, mais de nos jours les mûriers ont dû laisser la place aux ceps de vigne… qui sont très loin d’atteindre des âges aussi canoniques 😉

  4. Oui comme tu dis Yannick, pas simple de séparer les vrais Sully des Imposteurs… surtout que je suspecte que certains Sully ne sont peut-être pas ceux d’origine mais replantés quelques dizaines d’années plus tard (voir plus…) suite à la disparition du Sully d’origine.
    Dans d’autres régions, l’étiquette Arbre de Sully a été attribuée à un tilleul déjà en place près de l’église du village (cas du tilleul de Sagy en Bourgogne) et ce qui aurait pu être le cas avec le tilleul de Réaumont.
    Tellement d’incertitudes autour de ces vieux arbres… un sujet de discussion sans fin, à tenir à l’ombre du vieux tilleul du village…. finalement l’objectif de Sully est atteint : rassembler les habitants pour discuter des affaires du village ! Finalement l’Arbre de Sully ressemble à l’Arbre à palabres en version africaine.

    Pour la cartographie, j’utilise Googlemap pour sa simplicité et c’est tellement rapide à mettre en ligne en seulement qq minutes. Mais effectivement il faudra que je regarde ce que propose openstreetmap, merci pour l’info 🙂

  5. Beau travail d’enquête !!

    Evidemment on s’est déjà tous rendu compte dans notre quête collective que bon nombre de données recueillies soit dans les livres, sur des panneaux ou par l’oral sont plus ou moins erronées.
    En Lorraine, on voit très peu de tilleul pouvant être considérés de Sully, peut-être est-ce du au découpage de la France de l’époque..

    Récemment j’ai lu dans un journal national, qu’un séquoia géant allait être abattu et quand j’ai vu dans le descriptif qu’on le datait à 300 ans et qu’avec 48 m il serait le plus grand de France, mon sang n’a fait qu’un tour !! 😉
    J’ai envoyé un courrier au journal, pas de retour..

    • Merci Sisley pour tes commentaires et ta vision des Arbres remarquables de l’Est de la France 🙂
      Effectivement, la présence des Arbres de Sully dans nos régions sont en lien avec les évènements historiques du début XVIIème, pas toutes encore bien rattachées au Royaume de France. En vérifiant sur wikipedia, il semble en effet que la Lorraine était encore dans une période trouble de transition en ce début 1600, peut-être une explication que les Sully en Lorraine soient si rares… ?
      Ils sont également très rares en Occitanie…

      Tiens nous au courant de ce séquoia menacé, il fait parti de ceux inventoriés sur le site sequoia.eu ?

  6. Oui, il faut des fois ressortir les cartes d’époques pour mieux comprendre, mais les territoires ont pour certains tellement bougés que bien des évènements se sont déroulés depuis.
    – – –
    Pour le séquoia je ne trouve plus la localité, il me semble que c’est dans la Marne.
    En fait c’est surtout pour la grossièreté des données que j’ai été interpellé.
    L’arbre ne devrait pas avoir de recours, car il il se trouve dans une situation urbaine, avec fréquentation et présenterai quelques signes de dépérissement..

  7. Bonjour je n’ai pas vue manssionner le tilleul de Thuellin se situant devant l’église à
    38630 Les Avenières-Veyrins -Thuellin, le tronc de cet arbre est mort et la municipalité a laisser sur sur le pourtour immense du collet, ce développer 3 rejet qui commence a prendre de l’ampleur. je pense q’une petite enquête serai la bienvenue, si voue êtes intéresser je peut aller faire quel’que photos pour que vous puissiez en juger.
    Amicalement.

    Jean-Baptiste BEKACHE
    7, chemin des Brières
    38630 – Veyrins Thuellin
    jean.baptiste.beka@gmail.com

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