Retour auprès des chênes verts d’Aïn Leuh, Maroc

Dix ans après ma première visite, je retournais à la rencontre des spectaculaires chênes avaleurs de pierres d’Aïn Leuh.
Séquence émotion !
Le premier sentiment sera tout d’abord celui d’un grand soulagement lorsque je retrouve ces trois silhouettes singulières perchées sur leur plateau calcaire aride ! Je n’étais plus très sûr de leur localisation précise et je craignais aussi qu’ils aient été abattus pour faire du bois de chauffage.
Il s’en suit une petite déception… Des berbères semi-nomades  (tribu des Beni Mguild) ont installé leur campement à proximité. En arrêtant ma voiture sur le bord de la route, une meute de chiens semi-sauvages et agressifs signale ma présence. Je suis immédiatement repéré !
Il faudra alors que je me contente d’admirer leurs belles silhouettes à distance. Une silhouette d’ailleurs nettement moins belle que dans mes souvenirs; les houppiers sont dépouillés, toutes les branches accessibles à portée de main ont été sauvagement coupées pour alimenter en bois de feu ces nomades en transit.
Inutile de stationner plus longtemps, ma présence n’est pas la bienvenue.
Je m’éloigne à regret mais bien décidé à dénicher d’autres belles yeuses vénérables.
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Le Jardin Jnan Sbil à Fès, Maroc

Les parcs et jardins publics sont bien rares dans les grandes villes marocaines. Ils se résument bien souvent à quelques bancs dispersés sur un terrain vague poussiéreux et caillouteux avec quelques arbres tordus à bout de souffle. Pas franchement l’endroit bucolique où il fait bon flâner et profiter d’un peu de fraicheur. D’ailleurs la fréquentation de ces endroits n’est pas toujours recommandable et il est bien rare qu’une famille avec enfants viennent y passer un moment.

La cité impériale de Fès, avec plus d’un million d’habitants, n’échappait pas à cette règle… Sauf que depuis 2011, tout a changé, la municipalité offre désormais à sa population (à moins que ce soit pour ses nombreux touristes…) un véritable poumon vert.

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Les érables du Causse d’Ifrane, Maroc

Le cèdre de l’Atlas est incontestablement le Roi du Moyen Atlas.
A ce sujet, plusieurs articles ont été publiés sur notre blog (voir la liste ici).
Mais ce milieu montagnard, sauvage et naturel, offre bien d’autres surprises. Nous avions déjà découvert de vénérables chênes verts « avaleurs de pierres » près d’Aïn Leuh, je vous propose désormais une petite excursion sur le Causse d’Ifrane à la rencontre d’incroyables érables.
erable-de-montpellier-causse-ifrane-8 Lire la suite

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Une vigne séculaire dans la médina de Meknès, Maroc

 En parcourant la Médina de Meknès, j’avais raisonnablement écarté toute probabilité de rencontrer un arbre remarquable. Et j’imaginais encore moins y dénicher une incroyable vigne séculaire. Une rencontre presque surréaliste, aux limites du réel qui restera comme l’un de mes meilleurs souvenirs de la cité impériale.

Mais la présence de cette vigne dans un pays musulman est-elle vraiment si étonnante ? Finalement, nous allons voir qu’elle ne l’est pas tant que ça…
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La volubile des Oudayas à Rabat, Maroc

Réédition de l’article suite au piratage.

En traversant la médina bouillonnante de Rabat, le visiteur risque de se retrouver quelque peu étourdi par tant d’agitation. Il existe heureusement un petit havre de paix, un magnifique petit écrin de verdure pour se ressourcer avant de poursuivre vers la Kasbah des Oudayas (l’ancien camp militaire fortifié).
Le Jardin des Oudayas, appelé également jardin des Andalous, a été créé par un architecte français en 1920 sur commandement du résident général du Maroc, le Maréchal Lyautey (qui avait aussi sous ses ordres un dénommé Gouraud, mais c’est une autre histoire…).
Le style du jardin se veut d’inspiration andalouse. Il se trouve dans une enceinte ocre, avec sa noria et ses parterres couverts d’arbustes typiquement méditerranéens (oliviers, orangers…). Il est réputé également pour ses Daturas remarquables.

Vraiment ? En fait, la vérité est quelque peu différente…
oudayas1 Lire la suite

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AKTADES, une association marocaine, recherche le successeur du Cèdre Gouraud !

Réédition de l’article suite au piratage.

Le Cèdre Gouraud, avec ses dimensions exceptionnelles (8,30m de circonférence et 42m de haut) et sa silhouette originale, est resté l’arbre emblématique de l’Atlas marocain durant tout le XXème siècle. Mais il n’a pas supporté les aménagements réalisés pour lui rendre visite. Il est mort après une longue agonie au début des années 2000 à l’âge de 800 ans.
Sa rencontre en 2007 m’avait beaucoup impressionné et je lui avais consacré un article sur notre Blog (ici).
Mais le massif du Moyen-Atlas dispose d’une étendue de 100 000 hectares d’une cédraie très ancienne et dont certains secteurs peu accessibles restent à découvrir.
C’est par hasard que j’ai appris que l’Association AKTADES, réunissant des passionnés de nature à Khénifra, s’est donnée pour mission de mieux faire connaitre les richesses naturelles de sa région. Parmi leurs nombreuses actions, on peut retenir celle de la recherche de cèdres exceptionnels sur les pentes du lac Aguelmame.
Le 12 septembre 2015, AKTADES était fière de présenter sa dernière trouvaille : un cèdre de 10,83m de circonférence près d’Abalgousse (la rivière des singes) ! Un cèdre record qu’ils envisagent de faire inscrire au livre Guiness  comme le plus gros cèdre au monde.
Ce digne successeur du cèdre Gouraud n’est pas la seule découverte réalisée par l’Association. Elles se sont multipliées durant les deux dernières années et elles ont été l’occasion d’un reportage à la télévision marocaine…

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Portraits de trois caroubiers marocains bien singuliers

Réédition de l’article suite au piratage.

Si le caroubier est un arbre plutôt rare en France et réservé à des conditions climatiques privilégiées, il reste en revanche très répandu dans tous les autres pays méditerranéens.
Sa place dans le paysage n’est pas celui d’un arbre forestier. Le caroubier est cultivé comme arbre fruitier tout comme l’olivier et l’amandier.
Au Maroc, il est peu fréquent de trouver de vastes plantations de caroubier comme c’est le cas en Espagne. Sa présence dans le paysage est souvent particulière.
Je vous propose de découvrir trois vénérables caroubiers de la région de Béni Mellal dans des situations différentes : l’un champêtre, l’autre en alignement en bord de route et un dernier sur d’anciennes terrasses cultivées.

caroubier-maroc1 Lire la suite

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