Le grand frêne de Trédéal, Paimpont (Ille et Vilaine)

J’ai longtemps réfléchi avant de choisir le premier arbre présenté sur les têtards arboricoles. Une magnifique trogne basque, un if millénaire anglais…?

Finalement, j’ai opté pour un spécimen de ma région, et que  je peux contempler chaque matin depuis un mois, en allant rejoindre  (pour mes coupables activités d’élagueur) mon associé, qui habite depuis peu à son pied!

Ce grand frêne est vraiment superbe, il trône au centre du hameau de Trédéal en Paimpont, sur le site d’une ancienne clouterie.

Avec ses 25 mètres de haut et d’envergure et ses 5,80 mètres de circonférence, il peut facilement prétendre au titre d’Yggdrasil Breton!

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D’un point de vue morphologique, le tronc relativement court se divise rapidement en 7 axes principaux. Cette architecture est peu commune pour un frêne en forme libre, ce qui me laisse penser qu’il a peut-être été étêté autrefois, voir conduit en têtard pendant un certain temps (bien que cette forme de trogne courte ne soit pas commune dans ce secteur). Si c’est effectivement le cas, cette taille a du être abandonnée rapidement, car il n’y a aucunes traces d’altération, ni de cavités visibles.
C’est le plus beau spécimen de frêne recensé de l’inventaire Breton, et il mérite bien le titre d’arbre remarquable, car hormis ses dimensions importantes pour l’espèce et sa grande beauté, il est aussi un vrai marqueur du paysage et donne une identité à ce petit hameau!

 

 

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9 réflexions au sujet de « Le grand frêne de Trédéal, Paimpont (Ille et Vilaine) »

  1. Belle bête et excellent choix pour ce premier cru du blog ! Je suis littéralement amoureux de la photo de son tronc et du bas de son houppier sous un soleil rougeoyant… Chapeau l’artiste !

  2. Cet autre article m’a aussi fait très mal!, je ne savais pas qu’un arbre n’avait que quelques années de durée de vie!
    et surtout, si parmi vous, certains se sont déjà promenés sur les rives du Thouet, quartier médiéval de Parthenay, en Deux-Sèvres: dites adieu aux magnifiques et géants Saules pleureurs… paraît-il dangereux !!!!!! (Me rappelle un arbre dans un virage…)
    Est-ce qu’une association s’est emparée de la question??
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/communes/Parthenay/n/Contenus/Articles/2012/06/26/Des-centaines-d-arbres-condamnees-a-l-abattage

    • Pour les peupliers de La prée, cela ne me pose pas trop de problème. On est là face une espèce typique de sylviculture dont on sait très bien que la durée de vie est limitée. Par contre pour la centaine d’arbres du parc des loges c’est un véritable scandale d’autant qu’ici les arbres ne représentaient aucun danger. Ils ont été abattu dans le seul but de construire c’est à dire d’urbaniser. Ce que l’on aurait très bien pu faire ailleurs. Ancienne friche industrielle par exemple. Elles ne manquent pas à Parthenay. Mais la ville de Niort a fait la même chose l’année dernière en rasant le petit jardin de l’orangerie pour y construire une crèche. Ceci dans l’indifférence générale alors que ne nombreux ifs multi-centenaires ont disparu.

      Mais bon on ne peut pas tout critiquer sans parler de ce qui va bien; alors voici une nouvelle un peu plus optimiste:
      http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2013/02/05/L-operation-1.000-ans-1.000-arbres-touche-a-sa-fin

  3. Malheureusement, un cas parmi d’autres…Je suis exaspéré par le côté « gestion systématique (et abusive) », avec de jolis concepts!
    Ça me fait penser à la prime à la casse pour les voitures, on a détruit des véhicules en état de marche pour faire de l’écologie…Ici on détruit des arbres pour faire de l’écologie! On marche sur la tête, même si l’idée de remettre du locale n’est pas mauvaise voir plutôt bonne, toutefois il ne faut à mon avis pas en faire une religion!
    Il est évident que nombre de ces arbres sont encore viables pour de nombreuses années, pourquoi ne pas choisir un remplacement progressif? Il y a certainement des solutions plus douces et progressives…

  4. C’est clair que le progressif serait plus adapté au paysage. Mais n’oubliez pas le nerf de la guerre : les sousous!
    Faire une seule campagne d’abattage ça coûte moins cher dans nos shémas économiques habituels et court-termistes. Comme quoi, des associations comme Prom’Haies ont encore beaucoup de travail d’éducation à prodiguer.

  5. Tant que nous sommes dans les mauvaise nouvelles, en voici de notre colossal frêne.
    Cette année sa cime était très claire, côté sud il y a des branches qui meurent.Une des causes apparentes serait la présence de ganoderme aspersum et d’autres champignons à ce stade non déterminés. Quoiqu’il en soit, il a été observé un développement de carpophores sur plusieurs m² à la base du tronc, il est probable que le système racinaire soit gravement altéré, ce qui n’augure rien de bon pour ce géant…

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