Découverte de sapins d’Espagne dans la Vienne/Chapitre II : L’original sapin d’Espagne de Saint-Maurice-La-Clouère

Fin du suspense initié lors du précédent article 

A moins de 20 kilomètres de Gouex, je savais que le château privé du Pin situé à Saint-Maurice-La-Clouère abritait un séquoia géant que j’avais repéré grâce à son ombre imposante sur Google Maps. Afin de l’inventorier, je me dirigeais vers le château et à quelques kilomètres de celui-ci, j’apercevais déjà la cime de l’Américain. Au bout de l’allée qui menait au château, me voici rendu au portail et je tombe nez-à-nez avec le séquoia qui trône en maître juste derrière. Un bébé plutôt imposant mais immédiatement, mon regard se dirige vers une autre silhouette, tout au fond près du château : un bien curieux conifère doté d’une magnifique branche « balançoire ». Lire la suite

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Découverte de sapins d’Espagne dans la Vienne/Chapitre I : L’étonnant duo de Gouex

Après le séquoia record de Bénévent, Aurélien nous dévoile deux spécimens de Sapin d’Espagne tout simplement exceptionnels… Un premier est présenté dans cet article et le second est programmé pour mardi, il faut bien faire durer le plaisir…

Passionné d’arbres, je participe au recensement des séquoias dans la Vienne via le site sequoias.eu.
Parfois, alors que je « chasse » ces conifères dans le paysage en tâchant de repérer leurs cimes qui dépassent souvent du reste, il m’arrive de rencontrer par hasard d’autres espèces qui, de par leur taille ou leur forme particulière, attirent le regard.
Ayant encore peu de connaissances en dendrologie, j’essaie autant que possible de récolter des photos et informations sur ces arbres remarquables.
Voici donc deux chapitres dédiés à deux sapins d’Espagne de la Vienne, l’un en compétition avec un séquoia voulant toucher le ciel, l’autre énorme et original…mais condamné.

L’étonnant duo de Gouex

C’est dans une petite ville sympathique de la Vienne (prononcez « Goué») qu’une mairie se distingue de par son parc public étonnamment bien arboré. A mon arrivée, ce sont des cimes de peupliers qui se dévoilent en hauteur, puis celle d’un conifère, particulièrement haute mais qui n’est apparemment pas celle d’un séquoia. Mais voilà qu’en contournant la silhouette, une autre se détache de celle-ci. Un séquoia géant apparaît alors aux cotés d’un curieux conifère qui, je le découvrirai plus tard, se trouve être un sapin d’Espagne. Alors que je ne connaissais pas encore l’espèce que je suis en train de décrire, je contemplais avec admiration ce duo d’une hauteur vertigineuse et je me faisait remarquer que la forme de cet étrange conifère semblait épouser son voisin le séquoia en se courbant gracieusement contre lui. Lire la suite

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Un Séquoia géant atypique en Haute-Provence

Je profite de l’actualité du moment portant sur la découverte du plus gros séquoia français en Creuse, pour vous présenter un séquoia provençal atypique.

Les séquoias géants sont peu fréquents dans le sud-est de la France, ils souffrent de la faible humidité atmosphérique et des périodes de sécheresses prolongées. Malgré tout, ils peuvent trouver des compensations pour assurer leur croissance lorsqu’ils sont placés dans des conditions particulières (altitude, proximité immédiate d’un cours d’eau…).
C’est le cas de la petite commune de Reillanne où un drôle de séquoia profite d’une situation particulière pour atteindre des dimensions inhabituelles dans cette région.

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Les trognes de peupliers noirs de la Haute Alfambra en Aragon, Espagne

Marc nous fait découvrir le travail de préservation des « chopos »

Lors d’un périple en Aragon cet été, nous avons eu la chance d’être guidés par Chabier de Jaime, responsable du « Parque Cultural del Chopo Cabecero del Alto Alfambra ».  Chopo cabecero désigne en fait le peuplier noir têtard, arbre emblématique de la région.

Les chopos cabeceros

Ce parc culturel créé en 2018 vise à la protection et la promotion des peuplements de Populus nigra et du biotope les entourant.  En dehors de l’aspect purement écologique, il a pour objectif de promouvoir les aspects culturels régionaux liés à la présence des peupliers.  La conservation du patrimoine local fait partie de cette mission.

Vaste programme qui ne peut être que bénéfique pour cette région isolée, victime d’un exode rural massif. Nous sommes ici dans l’est de la province de Teruel, dans le sud de l’Aragon.

La faiblesse des investissements nationaux (transports, réseaux de communications, etc.)  contribue à accélérer ce phénomène de dépopulation. Cet abandon de Madrid est régulièrement dénoncé par les forces vives locales, regroupées notamment dans le collectif « Teruel existe ! ». Reste à espérer que les initiatives telles que la création de ce parc culturel puissent endiguer le phénomène. C’est tout le bien qu’on leur souhaite !

Une succession de chaînes montagneuses couvre le sud de la région. C’est là que naît la rivière Alfambra, dans la Sierra de Gúdar (culminant à 2.028 m d’altitude) avant de se frayer un chemin au creux des plateaux semi désertiques de l’Aragon.  Ces plateaux battus par les vents, connaissent un climat très rude. L’été très chaud est plus court que l’on imagine sous ces latitudes. En cette saison, la sécheresse est interrompue par de violents orages provoqués par les masses d’air qui venant de Méditerranée, percutent les sommets des sierras.  Les hivers sont glacials.

Plateaux dénudés du sud aragonais

Ce qui frappe dans ce décor, c’est l’absence des arbres (à l’exception des étages montagneux ou réapparaissent les pinèdes).  L’aridité des plateaux n’est pas la principale responsable de cette situation.  Comme souvent, il faut se tourner vers l’activité humaine pour en trouver la cause. Lire la suite

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Complément sur les arbres remarquables de Nyons (Drôme)

Si le Grand Tilleul de Nyons est un magnifique symbole de mise en valeur du patrimoine naturel local, il serait dommage qu’il fasse de l’ombre aux autres trésors arboricoles que possèdent la petite sous-préfecture de la Drôme.
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