Arbres étranges de la Forêt de la Grande Chartreuse (Isère)

La Grande Chartreuse a reçu le label Forêt d’Exception en 2015, un titre prestigieux décerné à seulement sept massifs forestiers en France.

Mais qu’a-t-elle de vraiment si exceptionnel pour mériter ce label ?
Bien sûr, l’immensité des sapins force l’émerveillement, le silence est envoutant et le côté sauvage qui s’en dégage fascinant… mais finalement, tout comme de nombreux autres massifs alpins !
Pourtant, en parcourant ce lieu chargé de mémoire et d’histoire, on ressent une atmosphère d’une grande sérénité et dans les zones qui sont dédiées au silence (proximité du monastère oblige), le calme est envoutant, presque trop pesant pour être naturel.
C’est dans cette ambiance particulière que j’ai remarqué un comportement étrange des arbres de ce massif.
Curieusement, les arbres de la Grande Chartreuse semblent s’acharner à vouloir conquérir à tout prix les rochers. On est face à un comportement limite obsessionnel ! Mais là où cela devient vraiment étrange, c’est qu’ils ne s’attaquent pas à n’importe quelle zone rocheuse, uniquement aux gros blocs descendus tout droit des cimes et venus s’échouer dans l’étage forestier… comme s’ils ne supportaient pas cette intrusion minérale dans leur monde végétal.
Vraiment bizarre… et vous découvrirez dans les exemples suivants, que différentes espèces parviennent même à s’associer entre elles pour arriver à leur fin : immobiliser durablement le rocher au sol !

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Les Jumeaux de l’autoroute A9, St Aunès (Hérault)

En cette période de grand chassé croisé sur nos routes de France, regardons de plus près les deux arbres les plus célèbres de l’autoroute A9.
Deux cyprès, plantés sur une butte (le Pioch Palat) dans la zone artisanale de St Aunès à l’entrée Est de Montpellier et bien visibles depuis l’autoroute A9. Et ceux qui voyagent en train ne seront pas en reste puisqu’ils sont même visibles depuis la ligne TGV !
Malgré leurs dimensions plutôt modestes, presque ordinaires, ils sont parmi les arbres les plus remarquables de l’Hérault. Ils représentent un fantastique repère visuel, un marqueur de paysage de premier choix…. et ont vécu une histoire bien mouvementée !

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L’ancienne vigne de la source Tamda à Zaouiat Cheikh, Maroc

Les sources représentent des endroits privilégiés pour les marocains alors qu’elles sont souvent ignorées des touristes étrangers.
Elles sont fréquemment aménagées en parc d’agrément et sont propices à la flânerie dans une fraicheur toute relative lors des périodes de canicule (c’est à dire 9 mois sur 12 😉 ).
Ce sont bien souvent les seuls jardins publics des petites agglomérations.
Sur les contreforts de l’Atlas, la source Tamda est très appréciée des habitants de Zaouiat Cheikh. Elle représente un bel exemple du type d’aménagement que l’on peut trouver autour des sources du Royaume… mais, avec un petit plus qu’il la rend merveilleuse : une vigne extraordinaire faisait l’admiration et la fierté des habitants.

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Suite de la visite du Jardin des plantes de Montpellier

Il était impossible en un seul article de présenter toute la richesse du plus vieux Jardin des plantes de France.
La première partie avait dévoilé l’arbre emblématique du jardin : un fantastique filaire âgé de 400 ans et contemporain d’Henri IV. Au cours de cette visite, nous avions rencontré aussi un micocoulier colossal et un rarissime copalme d’orient.
Un an plus tard, continuons la visite avec d’autres spécimens tout aussi extraordinaires : un spectaculaire oranger des Osages,  un arbre de Judée hors d’âge, mais aussi des espèces rares de cyprès,… et pour finir, vous découvrirez l’incroyable supercherie du premier Ginkgo biloba introduit en France ! Oui-oui, on nous a menti et je tiens à dénoncer ici une véritable arnaque 😉

Note : les photos ont été prises à différentes époques entre 2001 et 2016 (l’aménagement du jardin s’est bien amélioré durant cette période 🙂 ).

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Le poirier bauju d’Arith, Savoie

Le Massif des Bauges, à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie, est réputé pour son patrimoine naturel et culturel remarquable.
Et côté arboricole, les Bauges conservent aussi tout un lot de magnifiques trésors à découvrir. Nous avions déjà fait la rencontre du chêne foudroyé du Chatelard, voici désormais, le vieux poirier vrillé du village d’Arith.
Une belle rencontre matinale qui a eu l’avantage d’égayer toute ma journée de travail !

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Le « Petit Tronçais » de l’Atlas, Maroc

Quelle surprise de découvrir une si belle chênaie au Maroc à 1700m d’altitude ! L’impression de se retrouver un instant dans nos belles futaies du centre de la France… à une seule petite différence, ici aucun chêne rouvre ou sessile, mais uniquement le chêne zéen, cette espèce rare et emblématique.

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Le chêne du Barry à Bollène, Vaucluse

Voici un nouveau chêne extraordinaire du Vaucluse qui, à la différence des précédents, se trouve dans un environnement urbain. A l’origine, ce chêne blanc profitait d’une situation beaucoup plus champêtre, mais au fil du temps, il s’est fait rattraper par la ville de Bollène qui l’a désormais absorbé dans son agglomération.

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Les châtaigniers des Ayres, Lozère

Après la présentation du « Tronc« , le plus gros châtaignier de Lozère, il va être difficile de vous émerveiller avec un autre châtaignier cévenol.
Pourtant, la vieille châtaigneraie de la place des Ayres mérite aussi toute votre attention. Ses données dendrométriques n’ont rien d’exceptionnel, mais elle a joué un rôle majeur dans l’histoire de la  castanéiculture lozérienne.
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