Rencontres inattendues dans le plus haut village de France (St-Véran, Hautes-Alpes)

C’est quand on s’y attend le moins que les rencontres sont les plus belles !

Il faut reconnaître que le petit village de St Véran dans les Hautes-Alpes ne manque pas de charme. Et il mérite amplement le prestigieux label « Plus beaux villages de France » . Il suffit d’ailleurs de parcourir sa rue principale pour être séduit par ses vieux chalets montagnards construits avec d’épais murs de schiste et surmontés de fustes de mélèze patinées par le temps.
Mais il détient également un autre titre qui a fait toute sa notoriété : il est le plus haut village d’Europe (hors stations de ski), à 2050m d’altitude. Autant dire qu’à cette altitude, on visite le charmant village de St Véran en appréciant la magnifique vue dégagée sur les cimes du Queyras sans être gêné par la présence d’un arbre !
Il faut bien se rendre à l’évidence qu’à cette altitude, toute présence arboricole est un défi contre nature… les derniers représentants du monde des ligneux, composés de mélèzes, pins cembros, pins à crochets et saules rampants peinent à se hisser au-delà de 2000m et abandonnent le combat à partir de 2300m.
Et pourtant, je peux vous assurer que les passionnés de beaux ligneux pourront aussi trouver leur bonheur en visitant Saint Véran…
Foi de Castor masqué, là haut, il n’y a pas que des vieilles fustes de mélèze à se mettre sous la dent 🙂

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Châtaigniers multi-séculaires dans le sud-est du Morvan (Saint-Léger-sous-Beuvray et Marmagne /Saône-et-Loire)

Un reportage de Régis.

Comme je l’avais annoncé dans le dernier reportage décrivant un territoire du Morvan, cette zone fera l’objet de plusieurs descriptions et donc en voici le second volet qui traitera intégralement de châtaigniers.

Pour commencer il me fallut me rendre dans le ban d’une petite commune nommé Saint-Léger-sous-Beuvray et plus précisément en direction du hameau de Vers les Croix au sud-est du village. Continuer la lecture

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L’Arbre d’or de Puygiron (Drôme)

Dans la vallée du Rhône, la poule aux œufs d’or avait l’apparence d’un arbre durant plusieurs siècles. Un arbre providentiel, venu d’extrême orient, à la faculté incroyable de changer ses feuilles en de précieux fils de soie après avoir été consommées par des chenilles. Comme le Châtaignier (arbre à pain) a permis de sauver de la famine des générations de paysans, le Mûrier blanc a quant à lui donné un fabuleux élan économique dans les campagnes sinistrées.
Mais ça c’était avant… avant que les nouvelles avancées technologiques du textile mettent un terme à la florissante industrie des soyeux lyonnais et que l’Arbre d’or n’intéresse plus personne. Il reste néanmoins quelques vieux témoins de cette époque, sous la forme de trognes rongées par le temps, isolés près des fermes mais le plus souvent alignés le long des chemins.
Parmi tous ces vieux mûriers qui peuplent encore nos campagnes, l’un d’entre-eux présente des caractéristiques particulières. Voilà le portrait d’un arbre singulier qui mérite le qualificatif d’Arbre d’exception !

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Le « gros chêne » de Saint-Gilles-Vieux-Marché, Côtes d’Armor

Article initialement paru dans « la lettre de l’arboriculture » n°105 afin d’illustrer l’évolution et la résilience des arbres.

Durant la Révolution française et dans le second élan en 1792, de nombreux arbres de la liberté furent plantés au cœur des villes et villages, comme symbole de joie, d’affranchissement et de fraternité. Des milliers d’arbres plantés à cette période, bien peu subsistent aujourd’hui, souvent abattus pour des raisons d’ordre politique ou encore victimes des réaménagement urbains.

Le chêne peint en 1892 par Etienne Bouillé (tableau propriété Famille de Saint Pierre)

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L’autre chêne de Venon (Isère) !

Masqué par la colline de Pressembois où trône le célébrissime Chêne de Venon, un autre chêne solitaire fait des efforts désespérés pour essayer d’attirer l’attention du public. Mais c’est peine perdue, personne ne le remarque et il continue à vivre dans l’ombre de la Star grenobloise.
Quel dommage car il a pourtant une drôle de singularité… une originalité qui devrait fasciner les amoureux de la nature 🙂

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