Le Douglas Président de Renaison, Loire

Un Douglas des Monts de la Madeleine (Loire)
décroche le titre de plus grand arbre de France !

Voici l’info laissée par Sisley, notre Reporter spécialiste des grands arbres, dans un commentaire sur Hypérion ardéchois.
Une info qui n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd.
Je profitais d’un passage dans le Beaujolais en décembre dernier pour rendre visite au nouveau Champion…

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C’est dans un épais brouillard, que je prends la petite route descendant au barrage du Chartrain sur la commune de Renaison près de Roanne. Ce n’était pas la journée idéale pour rendre visite au géant, mais la curiosité me poussait à continuer ma descente.

Douglas-renaison13Le site est facile à trouver. Passé l’impressionnant barrage (par temps dégagé), une dizaine de douglas ont été plantés en contrebas de la route. En revanche, il est plus difficile de distinguer celui qui détient le record de hauteur. Ils ont tous sensiblement la même circonférence. Mais un panneau judicieusement placé permet de distinguer Le Douglas Président, le champion parmi ses frères et sœurs.
La zone, gérée par l’ONF, se trouve dans le périmètre de protection du barrage exploité par la Roannaise de l’eau.

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Le panneau, installé en 2011, annonçait déjà qu’il s’agissait du plus haut douglas de France… mais il n’avait pas été gratifié du titre du plus grand arbre toutes espèces confondues. Pourtant avec ses 64m en décembre 2010, j’ai bien l’impression qu’aucun arbre sur notre territoire ne pouvait le détrôner… Quelle modestie ces habitants de la Loire.

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Une fois sur place, pas question d’aller faire le singe à 60m de hauteur.
Je n’étais pas venu les mains vides, j’avais sur moi plusieurs générations de dendromètre.
Par chance, le brouillard se dissipait par moment me laissant bien distinguer la cime pour les visées.
La circonférence à 1,3m en décembre 2014 est de 3,52m.
Mes mesures de hauteur au dendromètre électronique vertex (basé sur un émetteur / récepteur d’ultrasons) varient de 62 à 66m avec  une moyenne de 64,5m. Quelques mesures au dendromètre suunto me donnent environ 63m de hauteur. En revanche, l’utilisation du télémètre à visée laser Leica Disto D5 ne m’a pas donné satisfaction (encore une fois…), peut-être à cause du brouillard et que la cime n’était pas assez contrastée pour être détectée par le laser.
Mes valeurs obtenues avec le vertex semblent les plus proches de celles réalisées cet été par la talentueuse équipe d’Enquête d’Arbres par grimpage : 66,44m, officialisant ainsi le titre de plus haut arbre de France !
Voici à nouveau le lien que nous avait transmis Sisley sur le reportage de leur « ascension » spectaculaire le long du Douglas Président : ici

Son âge est de 122 ans, il a été planté à la mise en eau du barrage en 1892.
Son état de santé est excellent, aucun signe de faiblesse n’apparaît.
Sa croissance en hauteur devrait se poursuivre dans les prochaines années. Les mesures réalisées par l’ONF annonçait un accroissement en hauteur de 27cm / an (calculé sur la période 2005 – 2010). Cet accroissement diminuera progressivement dans les prochaines années jusqu’à devenir insignifiant.
Mais pourrait-il atteindre les 70 m ? Pas sûr du tout… Il faudrait pour cela qu’il continue sur son rythme de croissance pendant encore une bonne dizaine d’années…

Coordonnées géographiques : 46,05000°N 3,87267°E – Altitude 502 m

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La tête dans les nuages !

Douglas-renaison03Petit tour d’horizon des plus grands arbres français :

Le repérage des plus grands arbres passionnent les forestiers depuis toujours. Par tradition (surtout dans l’est de la France), le plus grand arbre de la forêt prenait le titre de Président et son élection était l’occasion d’une fête populaire.
Mais nos essences indigènes arrivent péniblement à 50m de hauteur. C’est le cas d’une poignée de sapins présidents dans les Vosges et le Jura. Côté feuillus, le titre revient probablement à certains hêtres normands (et peupliers noirs ?) frôlant les 45m.
C’est l’introduction au 19ème siècle d’essences exotiques (notamment nord-américaines) qui a permis d’entrer dans des dimensions jamais atteintes. Il aura fallu une centaine d’années pour venir concurrencer nos plus hauts sapins président. Dès le début des années 90, certains douglas atteignaient déjà les 50m de hauteur. Et depuis une petite dizaine d’années, certains ont franchi la barre des 60m.
Parmi ces nouveaux venus, Il semble que 3 espèces pourraient prétendre décrocher le titre de plus haut arbre de France :

le Sapin de Vancouver (Abies grandis). C’est le plus grand des sapins connus, il peut frôler les 100m de haut dans son aire d’origine sur la Côte Pacifique.
Peu fréquent dans les parcs, il a été en revanche largement utilisé pour le reboisement des zones délaissées de moyenne montagne. Sa croissance est très rapide (parfois supérieure à celle du douglas) mais la terrible sécheresse de 2003 lui aura été fatale dans de nombreux secteurs du Massif Central.
Cette sécheresse aura précipité la disparition des deux grandis les plus célèbres de France situés dans l’Aigoual à l’Arboretum de La Foux.
Ces deux sapins avaient été plantés en 1906 et détenaient le record d’arbres les plus hauts de France depuis le début des années 2000. En 2002, l’un des deux pieds avait été mesuré à 59m. Par la suite, les mesures de hauteur n’étaient plus possibles par manque de visibilité dans le peuplement. La sécheresse de 2003 les a fortement affaibli et des insectes sous-corticaux ont profité de cette faiblesse pour mener leurs sinistres labours sous l’écorce.
L’abattage des deux géants (dont l’un faisait 4,20m de circonférence) devenait inévitable et a été réalisé publiquement  en juin 2013. Les arbres ont été laissés au sol pour témoigner de leur passé. La hauteur du plus grand a été estimé entre 62 et 63m d’après son accroissement moyen calculé sur les dernières mesures de hauteur réalisées. Je ne sais pas si des mesures au sol après abattage ont pu confirmer ces hauteurs ?
Voici la Vidéo de l’abattage des sapins de La Foux 
Les deux plus beaux Ambassadeurs sont allongés au sol, mais il est fort probable d’en trouver d’autres atteignant des hauteurs hallucinantes. D’ailleurs, la base Monumental Trees nous dévoile au Royaume-Uni, 3 exemplaires de plus de 60m, dont l’un d’entre eux de 64m.

– les Séquoias, les plus grands arbres du monde, pourraient prétendre détenir un nouveau titre sur le sol français. Mais aucun ne semblent avoir franchi en France et en Europe la barre des 60m (que ce soit pour l’espèce giganteum comme pour le sempervirens). Les records se font plus sur le volume que sur la hauteur.
Le plus haut séquoia d’Europe actuellement répertorié est le giganteum de Ribeauvillé  en Alsace avec une hauteur voisine de 57m en 2012.
Pour l’espèce sempervirens, il semble que celui de Vals-Les-Bains en Ardèche soit le plus grand en France avec 53m de haut en 2014.
Finalement, la croissance en hauteur n’est pas si rapide. De nombreux séquoias en France ont désormais 150 ans et leur hauteur dépassent très rarement les 45m.
Les séquoias auraient-ils perdu la course pour le titre de plus grand arbre de  France ? Peut-être que les deux webmasters de Séquoia.eu pourront nous en dire plus sur les hauteurs potentielles espérées avec ces espèces sur notre territoire? D’ailleurs sur leur site, on y trouve un article très intéressant sur la hauteur potentielle maximale que peut atteindre un arbre. A lire absolument 🙂

 – c’est bien le douglas qui semble avoir pris de l’avance sur les autres espèces pour la conquête du titre de géant français. Il a été introduit en France à la même période que le séquoia, vers 1850. Mais il est moins fréquent en parc et surtout utilisé en reboisement à partir de 1880. C’est même la 1ère essence de reboisement en France. Les plus grands douglas se trouvent donc généralement en peuplements issus de reboisements âgés de 120 – 130 ans.
Les douglas les plus célèbres sont certainement ceux de la Forêt Domaniale de Ribeauvillé en Alsace, voir l’article de Sisley à son sujet. Ils étaient considérés comme les plus hauts de France avec une hauteur actuelle voisine de 62m.
Moins connus, mais pourtant mentionnés dans la Revue Forestière Française dans les années 80 (je n’arrive pas à retrouver la publication), les douglas de Claveisolles dans le Beaujolais, dépasseraient aussi les 60m. Le plus grand mesurait déjà 53m en 1980. Plantés en 1872, ils ont 20 ans de plus qu’à Renaison et Ribeauvillé. Un panneau d’information leur attribue le titre de plus grand Douglas d’Europe… et ils pourraient donc être potentiellement les plus grands arbres de France ! Je leur avais rendu visite il y a quelques années mais sans faire de mesures. J’ai prévu d’y refaire un tour très prochainement… avec toute ma collection de dendromètres. La visite au douglas de Claveisolles en février 2015 : ici.
De l’autre côté du Massif-Central, le Limousin est aussi un petit paradis pour Douglas ! Et en Corrèze près de Meymac une douglasaie a même sa page Wikipédia !!! Il s’agit des douglas du Viaduc des Farges. Ils sont longtemps restés à mes yeux les douglas les plus extraordinaires. Je les avais mesurés au traditionnel dendromètre suunto à 52m… mais c’était en 1993 ! Un article de 2009 sur le krapo annonçait une hauteur maximale de 56m et une circonférence voisine de 4m pour les plus gros. Il semble que la hauteur ne progresse plus de façon fulgurante…

Hors de nos frontières, cet été un douglas de 67m est mesuré au Royaume Uni et prend le titre de plus grand douglas d’Europe (avec seulement 50cm de plus qu’à Renaison…). Mais on reste bien loin des Douglas dans son aire d’origine sur la Côte Ouest du Pacifique où certains viennent flirter avec les 100m de haut.

On pourrait ajouter à la liste des espèces « à surveiller » pour le titre super géant, l’épicéa de Sitka qui peut lui aussi atteindre les 100m de haut sur la côte du Pacifique. Mais cette espèce à forte exigence océanique, est peu présente en France. A chercher plutôt vers la Bretagne, là où un Sitka centenaire pourrait nous surprendre…

Côté feuillus, gardons un oeil sur les eucalyptus… n’oublions pas qu’en 2015, le plus grand arbre européen se trouve au Portugal. C’est un Eucalyptus diversicolor culminant à 72m de hauteur ! Malheureusement, nos espèces acclimatées en France, ne font pas parties des géants.

 Mais Sisley pourra certainement nous en dire plus dans cette course au podium…

 

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12 réflexions au sujet de « Le Douglas Président de Renaison, Loire »

  1. Difficile de se faire une idée de la hauteur sur les photos, j’imagine qu’à leur pied c’est la même chose…
    En Bretagne, il est vrai que les séquoias ont tendance à plafonner à 45-50 m, et encore il leur faut de bonnes conditions (eau, fond de vallée abrité des vents), alors que des douglas relativement jeunes atteignent rapidement 40 m avec des exemplaires ayant à priori atteint les 50 m en 90/100 ans (cas à Malguenac, abattu).
    Ce qui ne joue peut-être pas en leur faveur, est qu’ils sont souvent planté en isolé ou tout petit groupe, ce qui finalement ne les force pas à monter faute de concurrence, alors que les douglas sont généralement plantés en peuplement dense.
    Pour ce qui est de l’épicéa, je n’ai pas de données, mais je doute que nous ayons des champions en Bretagne, car ils vieillissent mal…

  2. Tout à fait Yannick, j’ai presque été déçu par l’impression de hauteur.
    On ne se rend pas compte qu’ils dépassent les 60m…
    Peut-être à cause de la position encaissée en bas du talus et de leur circonférence assez faible.
    j’imagine la surprise de l’ONF lorsqu’ils les ont mesurés pour la première fois !

    L’effet de gigantisme est plus intense avec un big séquoia qu’avec ces douglas.

    Pour les sitkas je pensais que du côté de la Bretagne vous pouviez trouver de beaux sujets car il semble que dans le Royaume Uni ils aient quelques champions.
    En tout cas, l’un des rares souvenirs que j’ai de la forêt bretonne, c’est de m’être fait lacérer dans une plantation non éclaircie de sitkas près du Faou dans le Finistère 😉 ce n’est pas mon ami le sitka 🙂

  3. Belle mise en perspective que d’avoir fait le point sur les géants de France !
    Les records sont faits pour être battus, il doit bien y en avoir un, caché quelque part encore plus grand ?
    Bravo Le castor masqué, du travail de pro !
    En Bretagne les quelques plantations de sitka n’ont pas donné les résultats espérés (mauvais élagage naturel) d’après les Forestiers, pourtant la pousse est bonne !

  4. Bon, peu d’espoir de trouver un sitka « hypérion » en France… tout semble se jouer alors entre entre Douglas, et comme le dis Guy, les records sont faits pour être battus ! Il y a tout à parier que ceux de Renaison ne resteront pas sur la plus haute marche du podium bien longtemps et qu’un autre joli bouquet de douglas viendra les détrôner 🙂 surtout que l’impression de hauteur est assez trompeur et qu’une mesure précise est toujours délicate.
    Mais attention, le sapin de Vancouver, même s’il est moins fréquent et a eu tendance à bien souffrir depuis 2003, pourrait créer la surprise 😉

  5. Merci pour ce compte rendu.

    Les mesures avec différents appareils ne sont pas toujours faciles à entreprendre surtout quand le brouillard apparaît et que les cimes sont confondues dans la densité végétale.

    Les grimpeurs établissent la mesure avec une corde lestée, mais là où réside parfois l’erreur de prise, c’est au moment de la détermination du point médian à la base du tronc. Pour cela il faut bien s’assurer d’avoir fait la moyenne entre le point haut et le bas et dans les talus, il faut utiliser un système d’équerre et ainsi faire le rapport.
    C’est peut-être pourquoi un mesureur allemand, mais aussi grimpeur, à mis au point une combinaison de deux appareils et utilise une mire de chantier quand l’environnement proche du sol ne lui permet de cibler la base.
    Il arrive à un résultat de 56,3 m pour le séquoia de Ribeauvillé et les grimpeurs trouvent 57,7 m. On arrive a 1,4 m de différence, ce qui n’est pas rien, et même en faisant une moyenne des deux on a encore 0,7 m de l’une a l’autre.
    En tout cas, toutes ses mesures, revoient souvent la première faite à la baisse, en moyenne de 1 m.

    – – –
    Quoiqu’il en soit, comme tu l’as remarqué, le Douglas reste champion incontesté sur le vieux continent pour ce qui est des résineux.

    Sur un continent bien plus sauvage, se joua pendant de nombreux siècles une course à la hauteur entre deux espèces bien connues.
    Il ne faut pas oublier qu’il fut un temps où notre bon Douglas était maître absolu des Amériques et que ce n’est que depuis quelques décennies que le Séquoia sempervirens lui a piqué le vedette.
    En effet, de vieux écrits relatent de spécimens de Douglas ayant dépassé les 120 m au début du 20e siècle. Malheureusement comme pour beaucoup de géant de ce continent, de grandes campagnes d’abattage en mirent à terre un grand nombre et aujourd’hui à moins, qu’une parcelle jusqu’à lors inexplorée nous dévoile un spécimen plus grand que le plus grand mesuré, le séquoia à feuilles d’ifs restera champion toutes espèces confondues.

    Mais je reste très optimiste quant à son ascension par chez nous. Ce sont de jeunes arbres et même s’ils n’arriveront pas à des hauteurs comparables à leurs
    aïeux, ils domineront l’Est pour un temps encore indéterminé.

  6. Bonjour Sisley, je suis content d’avoir ton avis sur le sujet 🙂

    Finalement si j’ai bien compris, l’histoire se répète encore une fois.
    Après avoir connu ses heures de gloire sur le Nouveau Monde, c’est désormais sur le vieux continent que le douglas a installé sa suprématie…
    Il faudra peut-être s’attendre alors à une revanche plus tardive des séquoias, plus lents au démarrage, et qui viendront rejoindre les hauteurs hallucinantes des douglas européens.
    J’espère que l’on ne sera pas trop vieux pour assister à ce combat des Titans dans quelques dizaines d’années 😉

    Concernant les mesures précises des arbres, comme tu le dis à ces dimensions les marges de précisions sont bien réduites… des mesures annoncées au cm près laisse tout de même un peu rêveur 😉
    Pour info, la revue Forêt Entreprise vient de sortir en janvier un numéro spécial sur les nouvelles technologies au service des forestiers avec un comparatif intéressant sur les appareils de mesure de hauteur (si tu ne l’as pas sous la main, je peux te le faire suivre en pdf).

  7. Bonjour tout le monde et merci pour l’article et les commentaires. Toujours un régal de vous lire! 🙂 Je partage les avis précédents. Les séquoias géants ont rarement fait l’objet de plantations forestières et n’ont donc pas eu à entamer une course vers la lumière. En Europe continentale, les peuplements de sempervirens n’ont pas la vigueur des douglas et je pense que c’est essentiellement dû aux variations climatiques auxquelles cette espèce n’est pas habituée. La surprise en matière de de séquoia sempervirens pourrait venir des vallées des Pyrénées-Atlantiques où les conditions sont plus proches de leur terre d’origine. Côté espagnol (Cantabrie, Pays Basque) l’arbre se défend d’ailleurs bien. Comme l’évoque le Castor, il faut prendre en compte l’espérance de vie qui conditionne la vitesse de croissance. Les séquoias ont plus de temps devant eux que les douglas, et les sapins en ont moins. Dans l’arboretum près de chez moi (Belgique), les sapins de Vancouver sont en tête (50m) devant les Douglas(48m) et les séquoias géants (45m). Les tsugas hétérophiles participent à la course et devancent (47m) les séquoias! Tous ces arbres ont environ 115 ans. Mais l’espérance de vie d’un sapin de Vancouver « n’est que » d’environ 300 ans au maximum. Le temps des uns n’est donc pas celui des autres… Marc (sequoias.eu)

    • Merci Marc de nous avoir donné ton avis sur cette course des géants 🙂
      Je vois que côté Belgique, vous avez sensiblement le même trio de tête.
      Pour les Tsugas, c’est une espèce plutôt assez rarissimes en-dehors des arboretums. Je me souviens de quelques beaux exemplaires dans l’Arboretum des Barres (45) mais un bon niveau en dessous tout de même des douglas ou séquoias.

      Tu as tout à fait raison de garder un œil sur le Pays Basque : chaleur, humidité et bons sols… c’est le cocktail explosif pour faire des champions !

  8. Superbe article, merci à toi castor masqué ; pour compléter sur les aspects de croissance, on peut également observer cet arbre depuis la route départementale qui passe en haut, qui permet d’en avoir une vue avec du recul, et l’on constate qu’il continue tranquillement sa croissance en hauteur.

    https://lh3.googleusercontent.com/-oxKZaQrSppI/UziHA0zftlI/AAAAAAAAFo8/SP9lHh-gsAk/w397-h530-no/P1040496.jpg

    si l’image ne s’affiche pas, voir ici :
    http://arbres42.overblog.com/2013/10/douglas-de-renaison-g%C3%A9ant-de-france.html

    • ton article sur ton blog est un bon complément à celui-ci et permet de découvrir le géant par beau temps 🙂
      J’aime bien aussi la vieille carte postale, c’est chouette que tu en aies trouvé une, j’avais cherché de mon côté mais sans trouver une belle vue des douglas, seulement du barrage de Chartrain.
      Le département 42 monte sur la plus haute marche du podium, mais pour combien de temps, la concurrence est rude… le Beaujolais doit avoir quelques champions décidés remporter le titre 😉

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