Chênes sacrés de la Forêt de Chaux (Jura)

Les forêts du Jura ne se limitent pas aux sapins géants des hauts plateaux !
Dans la plaine de Dole, le long de la vallée du Doubs, la vaste Forêt de Chaux est tout aussi réputée. Cette forêt immense, de plus de 20 000 hectares, cumule tous les superlatifs. C’est l’une des plus grandes forêts feuillues de France, couverte essentiellement de chêne.
« Immense », c’est souvent la première impression ressentie par tous ceux qui la découvre. L’absence de relief accentue ce sentiment d’immensité et de solitude que l’on ressent. Attention, vous risquez d’avoir un grand moment de solitude en empruntant la route du Grand Contour tracée au cordeau sur 30 km.
Mais c’est surtout une forêt très ancienne dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Une forêt nourricière pour les hommes où depuis le Moyen-Age, toute une population vit et dépend pour sa survie de la forêt de Chaux. Les Gens de Chaux, comme on les appelle, ont trouvé dans ce massif une source inépuisable de charbon de bois pour alimenter les forges, les verreries et la Saline royale d’Arc-et-Senan placés stratégiquement à la périphérie.
La Forêt de Chaux, c’est avant tout une histoire humaine ! L’empreinte de l’homme est partout présente dans ce massif aux apparences pourtant sauvages. Dans ce contexte, les rites et croyances associant des arbres ont toujours existé dans l’imaginaire des habitants de Chaux. Certaines pratiques rituelles liées à des chênes sacrés sont encore présentes.

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« le chêne-potale » de Roanne-Coo, Province de Liège, Belgique

Après la série méditerranéenne du Castor, retrouvons Renaud, plus au nord en Belgique avec cet étonnant chêne sacralisé.
Un peu en aval des célèbres cascades de Coo – les plus hautes de Belgique – une petite route quitte la vallée de l’Amblève pour se diriger vers Francorchamp (qui, pour rappel, est un village avant d’être un circuit de formule 1!). On traverse Roanne-Coo sans trop s’en rendre compte car c’est plus un groupe de maison qu’un vrai village. On passerait même facilement à côté du seul point d’intérêt de la localité : le chêne-potale ou chêne à la potale.

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Un gros chêne pédonculé près du lac de Ribou à Cholet (Maine-et-Loire)

Première contribution sur notre blog de Camille, qui visite de nombreux arbres, notamment dans le Maine-et-Loire. Il partage pas mal de ses découvertes sur Facebook (pseudo Camille Tz), espérons donc que d’autres articles suivront!

 

 

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Les 7 merveilles du Dauphiné… version arboricole !

La désignation des Sept Merveilles du Dauphiné remonte au Moyen-Age, à une époque où la population était fascinée par les curiosités naturelles extraordinaires souvent mêlées d’histoires et de légendes incroyables.
Une première liste, datée du XVIIème siècle, est établie par des auteurs et des personnalités locales fortement inspirés par le célèbre mythe antique.
De nos jours encore, les Septem Miracula Delphinatus (en latin ça fait tout de suite plus sérieux 😉 ) sont toujours d’actualité et représentent surtout un formidable attrait touristique pour le département de l’Isère.
Mais la désignation de ces Sept Merveilles, pour l’essentiel liées à des singularités géologiques, a souvent évolué et n’a pas toujours fait l’unanimité… Il aura donc fallu attendre cette période étrange de sortie de confinement, alors que chacun d’entre nous avait soif de redécouvrir béatement les trésors de son territoire, pour que le journal du Dauphiné Libéré prenne l’audacieuse initiative de proposer à ses lecteurs d’élire « les Sept Nouvelles Merveilles du Dauphiné ». Une initiative tout à fait honorable, à laquelle j’étais enthousiaste de participer jusqu’au moment où j’ai découvert avec stupeur la liste des 31 candidats au vote… Aucun monument végétal n’était proposé !!! Comment est-ce possible ???
Foi de castor masqué, il est temps de corriger cette erreur, cette infamie (!) et de montrer que les arbres aussi sont des merveilles naturelles du Dauphiné, au même titre que le Mont Aiguille ou que les 21 lacets de l’Alpe d’Huez !
Mais il faut reconnaître que l’exercice n’a pas été facile, car dans le monde des ligneux merveilleux il y a pléthore de candidats… Alors pour bien coller au sujet, il a fallu limiter la sélection aux seuls arbres poussant dans leur milieu naturel, sans tenir compte de ceux plantés par l’homme (donc exit le Tilleul de Réaumont, le Cèdre du Château de Sassenage, le Saule de la Côte St André…). Et d’un autre côté, il faut aussi privilégier ceux qui ont un lien fort avec la population locale; les arbres déclencheurs de fascination, d’adoration, associant des histoires et des légendes…
La zone géographique devait aussi être redéfinie. Pourquoi se limiter au contour actuel du département de l’Isère alors que les frontières d’origine de l’ancienne Province incluaient les trois départements de l’Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes?
Bref, vous imaginez que la sélection a été rude… Il a fallu faire de terribles sacrifices pour n’en retenir que sept… Voici ma proposition (susceptible d’évoluer !) désignant les Sept Arbres Merveilleux du Dauphiné.

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Le chêne à « mémoire de forme », Finistère

Non, non, il ne s’agit pas d’un article sur les fameux matelas « à mémoire de forme », d’ailleurs j’aurais peut-être du l’intitulé « chêne à mémoire de four », vous en jugerez en lisant la suite…

Le premier confinement bien que limitant les déplacements sur le terrain, n’aura pas pour autant été contreproductif dans ma quête de nouveaux sujets d’exceptions. Durant cette période, la prospection numérique m’a permis de dénicher, entre autres, deux colosses bretons qui avaient jusque-là échappés aux radars des inventaires officiels. Un énorme châtaignier morbihannais et cet étonnant chêne finistérien, qui aurait eu toute sa place dans notre livre « arbres remarquables du Finistère » (hé oui je fais du placement de produit!).

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