Les Pistachiers des Gorges de Sebou, Maroc

L’oued Sebou dévale des plateaux du Moyen-Atlas en creusant à certains endroits des gorges profondes avant de rejoindre la plaine de Fès.
La richesse géologique de ces contreforts nord offre une palette de couleurs incroyable dans les rouges, orangés ou ocres selon le moment de la journée et tranche avec l’eau turquoise de l’oued. Un site d’une grande beauté mais souvent boudé des circuits touristiques à cause de son accès difficile.
Seule une petite route,  la R504, permet de traverser ce paysage singulier entre Séfrou et El Menzel.

Malgré le manque de desserte, l’activité rurale est très forte et orientée sur la culture des oliviers et des vergers (les cerises de Séfrou sont réputées dans tout le Royaume) et motivée par la proximité de grandes agglomérations.
Mais dans cet environnement très particulier, ici l’arbre roi est le Pistachier.
De vénérables spécimens sont intégrés à la vie paysanne depuis des générations et leurs silhouettes typiques représentent de formidables marqueurs de paysage.

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Les vieux érables de l’Atlas marocain

Le sujet n’est pas nouveau, de vieux érables avaient déjà été dévoilés l’an dernier dans un article du blog des Têtards. Il s’agissait de deux érables sur le causse d’Ifrane.
Cette première rencontre m’avait beaucoup surpris, mais en continuant mes balades dans le Moyen-Atlas, je me suis aperçu finalement que la situation n’avait rien d’exceptionnel. Les spécimens vénérables sont assez fréquents dans ces montagnes marocaines.
Voici d’autres sites où il est possible d’en observer.
Parmi les érables, il semble que seule l’espèce érable de Montpellier pousse de façon spontanée dans le Moyen-Atlas entre 1600 et 1900m d’altitude. Elle ne se mélange pas aux vastes cédraies, mais se trouve plutôt dans une version pastorale dans les milieux ouverts destinés aux parcours des brebis.

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L’ancienne vigne de la source Tamda à Zaouiat Cheikh, Maroc

Les sources représentent des endroits privilégiés pour les marocains alors qu’elles sont souvent ignorées des touristes étrangers.
Elles sont fréquemment aménagées en parc d’agrément et sont propices à la flânerie dans une fraicheur toute relative lors des périodes de canicule (c’est à dire 9 mois sur 12 😉 ).
Ce sont bien souvent les seuls jardins publics des petites agglomérations.
Sur les contreforts de l’Atlas, la source Tamda est très appréciée des habitants de Zaouiat Cheikh. Elle représente un bel exemple du type d’aménagement que l’on peut trouver autour des sources du Royaume… mais, avec un petit plus qu’il la rend merveilleuse : une vigne extraordinaire faisait l’admiration et la fierté des habitants.

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Le « Petit Tronçais » de l’Atlas, Maroc

Quelle surprise de découvrir une si belle chênaie au Maroc à 1700m d’altitude ! L’impression de se retrouver un instant dans nos belles futaies du centre de la France… à une seule petite différence, ici aucun chêne rouvre ou sessile, mais uniquement le chêne zéen, cette espèce rare et emblématique.

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Retour auprès des chênes verts d’Aïn Leuh, Maroc

Dix ans après ma première visite, je retournais à la rencontre des spectaculaires chênes avaleurs de pierres d’Aïn Leuh.
Séquence émotion !
Le premier sentiment sera tout d’abord celui d’un grand soulagement lorsque je retrouve ces trois silhouettes singulières perchées sur leur plateau calcaire aride ! Je n’étais plus très sûr de leur localisation précise et je craignais aussi qu’ils aient été abattus pour faire du bois de chauffage.
Il s’en suit une petite déception… Des berbères semi-nomades  (tribu des Beni Mguild) ont installé leur campement à proximité. En arrêtant ma voiture sur le bord de la route, une meute de chiens semi-sauvages et agressifs signale ma présence. Je suis immédiatement repéré !
Il faudra alors que je me contente d’admirer leurs belles silhouettes à distance. Une silhouette d’ailleurs nettement moins belle que dans mes souvenirs; les houppiers sont dépouillés, toutes les branches accessibles à portée de main ont été sauvagement coupées pour alimenter en bois de feu ces nomades en transit.
Inutile de stationner plus longtemps, ma présence n’est pas la bienvenue.
Je m’éloigne à regret mais bien décidé à dénicher d’autres belles yeuses vénérables.
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